
Frais d’acquisition en Espagne : ce qu’il faut prévoir
Acheter une maison ou un appartement en Espagne implique le paiement de plusieurs types de frais, d’impôts et de taxes. Au-delà du prix affiché, il faut donc prévoir un budget complémentaire. En pratique, en 2025-2026, les frais d’acquisition représentent généralement entre 8 % et 13 % du prix du bien, selon la communauté autonome, le type de logement et le recours ou non à un financement bancaire.
Les trois 3 catégories de frais
- les impôts et taxes, qui représentent la part la plus importante du coût global ;
- les frais liés à l’acte de vente, comme le notaire, le registre de la propriété et la gestion administrative ;
- les frais de conseil et frais annexes, comme l’accompagnement juridique, l’évaluation du bien ou certains frais bancaires.
Quelles sont les frais d’acquisition d’un bien immobilier ancien en Espagne ?
Dans le cadre de l’achat d’un logement ancien, la principale taxe est l’impôt sur les transmissions patrimoniales, appelé ITP. Il s’applique aux biens de seconde main, autrement dit aux logements qui ne relèvent plus de la première vente réalisée par un promoteur. L’administration fiscale espagnole distingue bien les opérations soumises à la TVA de celles soumises à l’ITP.
L’impôt sur les transmissions patrimoniales (ITP)
La gestion de l’ITP est confiée aux communautés autonomes. Son taux varie donc d’une région à l’autre, ce qui explique les différences de coût d’un projet immobilier selon son emplacement. Idealista rappelle par exemple que les taux généraux 2026 vont de 4 % à 10 % selon les territoires, avec notamment :
- 7.75 % sur la Région de Murcia
- 9% sur la région de Valence – Alicante
Il peut également exister des taux réduits pour certains profils ou certaines situations.
Autrement dit, une bonne partie des frais liés à l’achat d’un logement ancien est absorbée par cette taxe. C’est pourquoi, selon la région, l’achat dans l’ancien entraîne souvent un coût total compris entre 8 % et 13 % du prix du bien, voire davantage si l’on ajoute un accompagnement juridique complet ou certains frais bancaires.
Les frais liés à l’acte de vente
En plus de l’ITP, il faut prévoir les frais liés à la formalisation de la vente.
La Signature de l’acte de prorpiété chez le notaire est une étape indispensable. Les frais de notaire sont réglementés et dépendent du prix du logement ainsi que de certains éléments techniques liés à l’acte. Les honoraires varient selon la valeur du bien et sont compris entre 600 € et 2000 €
Il faut également ajouter l’inscription au registre de la propriété. Ces frais correspondent à l’enregistrement officiel de la transaction et permettent de sécuriser juridiquement la propriété du bien. Les frais varient entre 400 € et plus de 1000 €, selon le prix de vente.
Les frais du bureau conseil légal
Même si ce n’est pas une obligation légale, il est plus que conseillé de se faire accompagner par un avocat ou un conseiller spécialisé. C’est particulièrement utile pour un acquéreur étranger, francophone ou non résident, qui souhaite sécuriser les vérifications urbanistiques, la situation administrative du bien, les charges éventuelles et l’ensemble des documents nécessaires à la transaction. Les honoraires du bureau légal associé HLB Service sont de l’ordre de 1600 € Tvac
Quelles sont les frais liées à l’achat d’un bien neuf ?
Contrairement à l’achat d’un bien ancien, la principale taxe applicable à un logement neuf est la TVA, (IVA en Espagne). L’Agencia Tributaria rappelle que l’achat d’un logement neuf relève du régime de la TVA, tandis que l’achat d’un logement d’occasion relève en principe de l’ITP.
La TVA (IVA) sur un logement neuf
La TVA applicable à un logement neuf est de 10 % du prix du bien.
La TVA s’applique également, dans certaines limites, aux places de parking achetées avec le logement. Lorsqu’elles sont acquises séparément, elles peuvent relever d’un régime différent et d’un taux plus élevé.
Les actes juridiques documentés (AJD)
En plus de la TVA, l’achat d’un bien neuf entraîne en général le paiement des actes juridiques documentés (AJD) sur l’acte d’achat. Cette taxe dépend de la communauté autonome et se situe le plus souvent entre 0,5 % et 1,5 %. C’est donc un élément important du budget global, surtout dans le neuf, où elle vient s’ajouter à la TVA.
Les autres frais à prévoir lors d’une acquisition neuve
- les frais de notaire ;
- l’inscription au registre de la propriété ;
- les frais de gestion ;
- les éventuels frais de conseil ;
- s’il y a un financement, certains frais liés au prêt.
En résumé, dans le neuf, l’acheteur supporte principalement la TVA (10 %), l’AJD (0,5 % à 1,5 %), ainsi que les frais d’acte et de gestion. C’est ce qui explique qu’un logement neuf entraîne généralement un coût global de l’ordre de 10 % à 13 % du prix d’achat.
Les frais liés au prêt hypothécaire
Une bonne partie des acheteurs a recours à un prêt hypothécaire. Cela implique des dépenses complémentaires, mais il faut impérativement mettre à jour ce point par rapport aux anciens contenus qui circulent encore en ligne.
Frais restent à charge de l’acheteur
Les frais de tasación (expertise du bien) sont à charge de l’emprunteur, tandis que la banque supporte d’autres postes.
En pratique, l’acheteur doit donc encore anticiper :
- les frais d’évaluation du bien
- certaines assurances
- d’éventuels frais bancaires ou frais de dossier, selon l’établissement
Frais pris en charge par la banque
Les frais notariaux de l’acte de prêt hypothécaire sont supportés par la banque ainsi que les frais d’inscription des garanties au registre de la propriété.
Achat dans le neuf ou dans l’ancien ?
Différences de fiscalité
Dans l’ancien, l’acheteur paie donc principalement l’ITP, avec un taux régional. Dans le neuf, il paie la TVA et l’AJD. C’est cette distinction qui doit structurer toute explication claire sur les frais d’acquisition en Espagne.
Différences de budget global
L’achat dans l’ancien peut séduire par sa disponibilité immédiate, son emplacement ou le charme du bien. Le neuf attire davantage les acquéreurs à la recherche de prestations modernes, d’un meilleur niveau énergétique ou d’un logement sans travaux immédiats. Dans les deux cas, il faut raisonner en coût global et non en seul prix affiché.
Cas pratique : budget à prévoir pour un achat immobilier en Espagne
Prenons un exemple simple pour visualiser l’enveloppe à prévoir. Pour un achat immobilier à 200 000 €, il faut non seulement tenir compte du prix du bien, mais aussi des taxes, des frais de notaire, du registre, de la gestion et, si nécessaire, des frais liés au financement. Idealista donne justement l’exemple d’un logement neuf à Orihuela Costa à 250 000 €, soit 25 000 € de TVA et 1 500 € d’AJD, soit un total de 26 500 € de taxes plus les autres annexes cités plus haut.
Dans l’ancien, le raisonnement est le même : le coût total dépendra surtout du taux d’ITP applicable dans la région où se situe le bien.
Bon à savoir avant d’acheter
Quel apport prévoir ?
En Espagne, le financement bancaire couvre souvent jusqu’à 70 % de la valeur du bien expertisée par la banque. Cela signifie que l’acquéreur doit généralement disposer d’un apport pour financer une partie du prix, mais aussi l’ensemble ou la majorité des frais d’acquisition. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’anticiper un apport global significatif avant de lancer son projet.
Conclusion
Les frais d’acquisition en Espagne ne se résument jamais au prix affiché du bien. Selon qu’il s’agisse d’un logement ancien ou neuf, l’acquéreur devra supporter soit l’ITP, soit la TVA et l’AJD, ainsi que les frais de notaire, de registre, de gestion et, le cas échéant, certains frais liés au prêt. Bien anticiper ces postes permet d’éviter les mauvaises surprises et de budgétiser son projet de manière réaliste.